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CONCERT DE NO
Ë
L
V
endredi
19
décembre
2025
en
l’église
Saint-Martin
de
Bezons,
voix
et
instruments
ont
scintillé,
en
accord
avec
la
douceur
d’une
fête
incarnant
à
la
fois
l’enfance,
le
solstice
d’hiver
et une halte bienvenue dans le tourbillon contemporain.
Instrumentistes,
Chorale
adultes
de
l’Ecole
de
Musique
de
Bezons
et
Chœur
de
la
Vallée
de
Montmorency
ont
offert
ensemble
à
un
public
nombreux
un
bouquet
sonore
aux
fleurs
variées
et
chatoyantes.En
première
partie,
sous
la
direction
de
Marine
Deschamps,
l’orchestre
de
second
et
troisième
cycle
de
l’EMDD
a
interprété
L’
Hallelujah
de
Léonard
Cohen
dans
un
arrangement
de
Robert
Longfield.
Dans
cette
version
instrumentale,
chacun
a
pu
écouter
la
mélodie
mythique
reprise
par
John
Cale
et
Jeff
Buckley.
L’arrangement
de
l’américain
Longfield
a
transporté
chacun
du
côté
d’une
composition
à
la
fois
profane
et
sacrée,
fidèle
à
l’esprit de Léonard Cohen.
C’est
le
célèbre
Hiver
,
deuxième
mouvement
des
Quatre
saisons
qui
a
ensuite
été
distillé
par
l’orchestre.
Ce
Largo,
ponctué
par
les
pizzicati
comme
flocons
de
neige
ou
gouttes
de
pluie
soutient les glissades du violon et la rêverie au coin d’un feu intérieur.
Avec
le
Concerto
Grosso
N°6
en
Fa
majeur
d’Arcangelo
Corelli
(1653-1713),
à
travers
Adagio,
Allegro,
Largo,
Vivace,
Allegro,
les
jeunes
musiciens
ont
fait
miroiter
l’univers
du
compositeur
italien
dont
la
renommée
en
tant
que
violoniste
et
chef
d’orchestre
était
également importante.
Ensemble,
les
choristes
de
Bezons
et
de
Montmorency
ont
abordé
les
parages
de
Noël
avec
le
traditionnel
Deck
the
halls,
joyeusement
accroché
aux
branches
des
sapins
comme
une
guirlande
de
musique
vraisemblablement
composée
par
le
harpiste
gallois
John
Parry
(1710-
1782) sur des paroles du musicien écossais Thomas Oliphant (1799-1873).
Le
Salve
Regina
d’Antonio
Lotti,
maitre
vénitien
(1667-1740)
a
transporté
le
public
dans
le
sillage
de
la
Mère
universelle,
figure
de
tendresse
et
de
miséricorde
dessinée
en
douceur
par
une composition particulièrement subtile et harmonieuse.
Franchissant
les
frontières
de
l’espace
et
du
temps,
les
choristes
et
le
jeune
ténor
solo
Henri
Zulueta,
ont
déployé
la
tendresse
argentine
d’
El
Naciemento,
célébration
vocale
et
latine
de
la
Nativité selon Ariel Ramirez (1921-2010).
Le
fameux
Cantate
Domino
du
compositeur
et
musicien
Karl
Jenkins
(1944)
a
ensuite
rappelé
à
bon
nombre
de
personnes
le
succès
international
d’
Adiemus
(1994),
d’abord
publié
dans
le
cadre
médiatique
d’une
compagnie
aérienne
américaine
avant
la
diffusion
d’un
premier
album
du
même
nom.
Dans
le
Cantate
Domino,
«
chant
du
sanctuaire
»
extrait
de
l’album
Motets
(2014),
les
inoubliables
élans
chromatiques
de
la
même
musique
sont
liés
à
un
texte
de
louange, rejoignant ainsi a cappella le champ intemporel de la musique sacrée.
Pour
clore
cette
première
partie,
les
deux
chœurs
et
l’orchestre
de
second
et
troisième
cycle
ont
fait
rayonner
successivement
le
profane
et
le
sacré
en
interprétant
les
deux
airs
les
plus
connus
du
temps
de
Noël.
L’incontournable
We
wish
you
a
merry
Christmas
a
charrié
l’évocation
espiègle
des
festivités.
Composée
en
Angleterre
au
XVIème
siècle,
cette
chanson
était
colportée
de
maison
en
maison
par
les
pauvres
qui
demandaient
aux
riches
un
peu
de
pudding
aux
figues
—et
autres
fruits
secs
—
sans
oublier
un
peu
d’argent,
faute
de
quoi
les
demandeurs menaçaient allègrement de ne pas décamper.
Enfin,
Vincent
Bonzom
a
invité
le
public
à
chanter
les
couplets
traduits
en
français
du
Stille
Nacht
,
—texte
de
Joseph
Mohr
(1792-1848)
et
musique
de
Franz
Xaver
Gruber
(
1787-
1863), chant de Noël le plus célèbre au monde.
Les
choristes
ont
rejoint
le
public
pour
savourer
la
deuxième
partie
du
concert
qui
a
gravité
en
beauté
autour
de
deux
brillantes
musiciennes
:
Cécile
Maingot
(Guitare
/
chant)
et
Sabrina
Araujo
(trompette)
ont
décliné
les
multiples
facettes
d’univers
très
variés
dont
les
points
communs
tenaient
à
l’accompagnement
intimiste
de
la
guitare
et
à
la
voix
cristalline
de
Cécile
Maingot
ainsi
qu’à
la
résonance
nostalgique
émanant
de
la
trompette
de
Sabrina
Araujo.
Se
sont
succédé
les
Ständchen
de
Schubert
;
Siete
canciones
Españoles
de
Manuel
de
Falla
;
trois
Gymnopédies
d’Eric
Satie
;
La
vie
en
rose
d’Edith
Piaf
;
Hier
encore
de
Charles
Aznavour
;
le
Bachianas
brasileiras
n°5
de
Heitor
Villa-Lobos
;
Come
again
de
John
Dowland
;
Oblivion
d’Astor
Piazzola
;
Someone
to
watch
over
me
de
Georges
Gerschwin
;
Little
Boat
(
O
Barquinho)
de Roberto Menescal.
C’est
à
Soisy-sous-Montmorency,
en
l’église
Saint-Germain,
le
15
février
2026
que
le
Chœur
de la Vallée de Montmorency poursuivra son
Voyage musical et poétique.
Fin janvier 2026
Christine ESCHENBRENNER